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vendredi 10 décembre 2010

Wikileaks change d’adresse

 

Wikileaks change d’adresse

L’adresse Wikileaks.org ne répond plus. Un tweet envoyé tôt ce vendredi matin annonce que le nom de domaine a été “tué” par la société américaine qui le fournissait, everydns.org. Wikileaks a réagi en créant une adresse suisse.


Le provider de DNS chez qui Wikileaks avait enregistré son nom de domaine désormais célèbre wikileaks.org écrit en page d’accueil de son site avoir “mis fin au service fourni gratuitement à Wikileaks conformément aux conditions d’utilisation”.
La raison de la disparition de Wikileaks.org
Selon ce qu’on peut lire sur le site de EveryDNS.net, “Wikileaks a fait l’objet de plusieurs attaques par déni de service. Ces attaques et celles à venir menacent la stabilité de everyDNS.net.” (voir image ci-contre) On se souvient que Wikileaks avait notamment été l’objet d’une attaque de ce type à quelques minutes de commencer la diffusion des câbles diplomatiques, dimanche.
Ce type d’attaque consiste à noyer un site en mobilisant une “armée” d’ordinateurs et en leur demandant de se connecter au même nom de domaine. La surcharge de requêtes rend le site inaccessible.
Wikileaks n’a pas vraiment disparu de la circulation, puisque une série de sites miroirs permettaient, (moyennant de connaître l’adresse…) d’y accéder. Par exemple à cette adresse brute : http://88.80.13.160, publiée par Wikileaks sur son fil Twitter.
Dans la foulée, Wikileaks a annoncé “se déplacer en Suisse”. Le nom de domaine  http://wikileaks.ch a été activé. Il aura fallu 6 petites heures à Assange & co. pour retrouver une adresse.


lundi 21 juin 2010

Espagne: F. Franco a fiché les Juifs et transmis aux nazis

20.06.10 - 14:31

 
Le régime du dictateur espagnol Francisco Franco a établi en 1941 la liste des 6000 Juifs vivant en Espagne et a remis l'information au régime allemand nazi, indique dimanche le journal El Pais.
Une circulaire a été envoyée le 13 mai 1941 par le régime franquiste, vainqueur en 1939 des Républicains au terme de trois ans de guerre civile, à toutes les autorités de province pour demander des informations complètes sur les "israélites nationaux ou étrangers" vivant sur le sol espagnol. Selon ce document, les fonctionnaires étaient chargés de détailler les convictions politiques, modes de vie et le "degré de dangerosité" de ces personnes, selon un extrait du document publié par El Pais.
L'initiative a permis de recenser 6000 Juifs en Espagne et le régime franquiste "a passé l'information aux représentants allemands de l'ambassade de Madrid", précise El Pais.
Pour une "série complexe de raisons", l'Espagne n'est pas entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne, ce qui a sauvé les juifs. A la fin de la Seconde guerre mondiale, cette "Archive juive sera occultée et systématiquement détruite comme toute documentation compromettante pour le régime franquiste en relation avec la persécution antisémite des années 40", souligne El Pais.

Belga

Du pain, des jeux, des insultes

CHRISTOPHE BERTI
lundi 21 juin 2010, 06:33

On vit décidément dans un drôle de monde. Un joueur de football insulte son entraîneur dans le vestiaire d’un stade en Afrique du Sud, et c’est tout un pays qui s’arrête pendant un week-end pour commenter l’incident, rapporté par la presse en gros titres choquants et vulgaires.
La polémique autour du duo improbable entre Nicolas Anelka et Raymond Domenech en dit long, bien au-delà du cas particulier de l’équipe de France, sur le monde actuel du football et sur notre société. D’abord, c’est bien la preuve que la Coupe du monde déchaîne toutes les passions, au-delà de la raison commune : tout cela, ce n’est que du football, ce n’est qu’un jeu.
Quoique.
Car le débat provoqué dans l’Hexagone autour des mésaventures tragi-comiques des « Bleus » au bord de l’océan Indien montre que le football de haut niveau, aujourd’hui, c’est du business, de la politique, du marketing et donc, on le dit souvent, le reflet de la société, avec ses excès, ses folies et, parfois, sa partie obscure.
Mais cette « machine » de plus en plus énorme (il y a toujours plus d’argent qui gravite dans la planète foot, malgré la crise mondiale), il dépend avant tout d’hommes (les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants) dont le costume est souvent bien trop grand pour eux. 

On veut des joueurs qui soient des exemples pour les enfants ? On a – trop souvent – des sales gamins égoïstes, mal éduqués, pourris par le fric et qui vivent hors des réalités du quotidien. En France et ailleurs.
 
On veut des entraîneurs éducateurs et bons pères de famille ? On a – parfois – des imposteurs qui profitent du système et dont les médias, eux aussi coupables, font des stars alors qu’ils ne le méritent pas.
On veut des dirigeants visionnaires et responsables ? On a – parfois, même au plus haut niveau – des canailles ou des apparatchiks, au choix.
On ne peut pas attendre de ces gens plus que ce qu’ils ne sont. On construit une image d’un football qui n’existe pas ou en tout cas pas beaucoup (un football qui dégage des valeurs comme le respect, le dépassement de soi, le rapprochement des peuples, l’éducation). Oui, le football est le reflet de la société. De notre société. Tout simplement. Et si l’équipe de France gagne, par miracle, le Mondial, les milliers de gens qui descendront sur les Champs-Elysées auront oublié l’insulte d’Anelka.

dimanche 6 juin 2010

De plus en plus de chauffeurs font le plein au diesel rouge

Chez nos amis belges :

06.06.10 - 11:59


La hausse des prix des carburants à la pompe semble pousser de plus en plus d'automobilistes à rouler au "diesel rouge", ou mazout de chauffage, selon des chiffres du service Douanes et Accises publiés dimanche dans De Zondag.
Les caractéristiques techniques du diesel et du mazout de chauffage sont identiques, seule la couleur diffère. Mais le prix est lui très différent: 0,65 euro le litre pour le mazout de chauffage contre actuellement 1,22 euro pour le diesel.
L'an dernier, avec la baisse des prix à la pompe, seuls 0,49 pc des véhicules contrôlés roulaient au mazout de chauffage. Cette année, 30 489 véhicules ont déjà été contrôlés et 261 infractions au mazout de chauffage ont été constatées (près de 0,86%).
Le conducteur qui se fait attraper pour la première fois risque une amende s'élevant entre 500 et 5000 euros.
Belga

samedi 5 juin 2010

2e Guerre mondiale: le Canada laboratoire d'armes biologiques.




03.06.10 - 06:42
 
Les Alliés ont installé un laboratoire militaire ultra-secret au Canada au cours de la Seconde Guerre mondiale pour fabriquer une arme biologique de destruction massive, selon un documentaire diffusé mardi soir par la télévision publique Radio-Canada.
En 1943 à Grosse-Ile, une île du fleuve Saint-Laurent située dans la province de Québec, des scientifiques canadiens se sont réunis dans le plus grand secret pour produire de grandes quantités d'anthrax, du charbon bactérien, qui devaient ensuite servir à la fabrication de bombes.
La mise au point d'une arme biologique, nommée projet N, était l'un des trois grands secrets de la guerre, avec les recherches sur la bombe atomique et le décryptage des messages allemands, rappelle le documentaire.
A cette époque, les Alliés se préparent à une guerre bactériologique contre l'Allemagne nazie et le Premier ministre britannique Winston Churchill souhaite obtenir un demi-million de bombes à l'anthrax.
Mais le laboratoire canadien connaît des problèmes pour la production de la bactérie, les recherches à Grosse-Ile prennent fin en août 1944 et des laboratoires américains prennent le relais. 5000 bombes à l'anthrax seulement seront finalement envoyées en Angleterre avant la fin de la guerre.
Malgré les difficultés, le laboratoire canadien aurait produit quelque 70 milliards de doses mortelles, soit assez pour détruire 30 fois la population mondiale de l'époque.
Quant au produit du laboratoire, "ils l'ont emmené au milieu du fleuve Saint-Laurent, puis, je me souviens, ils ont mélangé l'anthrax à un solvant et ont laissé le mélange reposer quelque temps. Puis, ils ont jeté tout ça au fond de l'eau", se rappelle dans le documentaire un chercheur de l'époque, Thomas Stovell.
Grosse-Ile est aussi connue pour avoir été le lieu de quarantaine de dizaines de milliers d'immigrants, surtout Irlandais, au 19e siècle.
AFP

lundi 31 mai 2010

Tabagisme passif: "une peur qui ne repose sur rien"



31.05.10 - 10:59
 
Le pneumologue français Philippe Even, présenté "un pionnier de la lutte antitabac", estime lundi dans un entretien au Parisien que la nocivité du tabagisme passif - la fumée des autres - est soit "inexistante", soit "extrêmement faible".
"On a créé de toutes pièces une peur qui ne repose sur rien", déclare ce spécialiste aujourd'hui retraité, présenté comme "un pionnier de la lutte antitabac". Pour lui, l'interdiction de fumer dans les lieux publics, destinée à protéger du tabagisme passif, ne repose sur "absolument rien".
40% des études scientifiques "concluent à une absence totale de nocivité du tabagisme passif sur la santé", indique le Pr Even, président de l'Institut de recherche Necker. "Les 60% restantes estiment que le risque de cancer est multiplié par 0,02 pour la plus optimiste, et par 0,15 pour la plus pessimiste... contre un risque multiplié par 10 ou 20 pour le tabagisme actif", poursuit-il.
"C'est donc dérisoire. En clair, soit la nocivité est inexistante, soit elle est extrêmement faible", assure-t-il.
Le pneumologue conteste également le chiffre de morts imputés au tabagisme passif (3000 à 6000 morts par an en France). "Aucune étude n'a jamais abouti à un tel résultat", dit-il.
"En agitant le chiffon du tabagisme passif, on a trouvé un outil d'une efficacité redoutable : la pression sociale", affirme le Pr Even. "Même si la cause est bonne, je ne crois pas qu'il soit bon de gouverner sur un mensonge", ajoute-t-il.


AFP

vendredi 21 mai 2010

Affaire Polanski: Jack Lang remis à sa place par un avocat suisse












Ce mardi 18 mai, Jack Lang et la France se sont fait remettre à leur place par un avocat et conseiller national suisse Christian Lüscher (parti libéral-radical) alors qu'ils étaient tous deux invités par la Télévision Suisse Romande à un débat intitulé : “La Suisse doit-elle donner Polanski aux Américains ?”

Verbatim :

“Je suis extrêmement choqué par l’attitude de certaines personnes françaises (qui défendent Roman Polanski), d’autant plus venant d’un ancien ministre d’un pays qui n’a aucune leçon à donner à la Suisse. Un pays dans lequel une partie de l’appareil judiciaire est totalement inféodée au pouvoir gouvernemental”, a ainsi lancé l'avocat et élu de Genève.

“Un pays dans lequel on a refusé des extraditions vers la Suisse”, a-t-il, par ailleurs, souligné. Avant de poursuivre :”Un ministre français devrait faire preuve de retenue. (...) Dans notre pays, on applique la loi, et lorsqu’elle ne n’est pas à appliquer, on ne déplace pas les procureurs d’une région à une autre pour satisfaire le pouvoir”.

Je vous laisse voir en vidéo la réaction outrée de Jack Lang qui visiblement n'a plus l'habitude d'avoir de vrais contradicteurs face à lui.

Comme le fait remarquer le NouvelObs, c'est bien la France et Jack Lang qui se sont retrouvés sur le banc des accusés en lieu et place de Roman Polanski. Ce qui illustre la difficulté croissante de la France à s'ériger en exemple de démocratie et de défense des Droits de l'Homme après 8 ans de gouvernement de la droite.



PS : Grâce à l'ami Windsor, voici la vidéo orginale de la Télévision Suisse Romande (5 min 33s) :

mercredi 19 mai 2010

Euro: crise d'adolescence ou profonde déprime ?

19.05.10 - 08:48
 
L'euro traverse une zone de forte turbulence. "La plus grave crise depuis 1918", clamait le gouverneur de la BCE, Jean-Claude Trichet il y a quelques jours. Alors, crise d'adolescence ou profonde déprime? Bertrand Henne pose la question à deux spécialistes.
Le feu couvait depuis plusieurs semaines dans la maison euro. Il s'est déclaré au lendemain de l'adoption par les 27 d'un plan d'action destiné à venir en aide aux pays de la zone euro en grande détresse budgétaire. Est-il encore temps d'éteindre l'incendie ou bien celui-ci va-t-il se propager jusqu'à détruire l'édifice de la monnaie commune ?  Pierre Defraigne, du Collège d'Europe de Bruges et Geert Noels, l'auteur de "Econochoc",  tentent d'éclaircir les choses.
Pour certains économistes, les éléments déclencheurs de l'incendie avaient été placés dès l'origine sous le berceau de l'euro. Faute d'une véritable gouvernance économique de la zone euro et faute de mesures de contrainte pour faire respecter les conditions fixées dans le "pacte de stabilité", une monnaie commune reposant sur des économies par trop divergentes ne pouvait que connaître la crise que nous connaissons, disent-ils.

L'enfantement dans la douleur de l'union monétaire

Aujourd'hui, l'Allemagne -parfois pointée du doigt pour avoir longtemps freiné une initiative européenne commune de soutien à l'euro- a décidé unilatéralement d'interdire les "ventes à découvert", afin d'enrayer la spéculation sur l'euro. Une mesure "justifiée", selon Geert Noels, qui ne pense pas, toutefois, que cela va résoudre les problèmes fondamentaux. "Mais des mesures comme la suppression des CDS, ces fameuses assurances contre le risque de faillite d'autres pays, sont justifiées car il y avait beaucoup de spéculation". Un phénomène, souligne-t-il, qui n'existe pas par génération spontanée mais qui intervient lorsqu'il y a des problèmes sous-jacents fondamentaux. C'est donc à ceux-là qu'il faut s'attaquer.
"Nous assistons à la véritable naissance de l'Union économique et monétaire", affirme de son côté Pierre Defraigne, qui ne nie pas pour autant qu'il s'agisse d'une crise profonde. Jusqu'ici, "on a travaillé dans une 'zone monétaire', sans la politique qui doit accompagner une monnaie commune". Aujourd'hui, "on est en train de mettre en place, dans la douleur, une politique dont les premiers éléments arrivent en ordre dispersé et par une méthode très inconfortable. Et on le fait sous la pression des marchés", explique-t-il. "En ce sens, les marchés financiers jouent un rôle objectivement utile, parce qu'ils forcent des politiques qui n'ont pas le choix de prendre des mesures très difficiles de transfert de souveraineté". Car ces transferts de souveraineté, pour lui, c'est "le nœud du problème". Il voit trois domaines dans lesquels ces transferts doivent s'opérer : économique, financier et fiscal.

L'indispensable harmonisation fiscale

"Les marchés voient bien que sur le long terme l'Europe ne sera pas une zone porteuse de croissance ; et que les Etats Unis et la Chine sont infiniment plus performants". Il y a donc là "une inquiétude de fond", à laquelle s'ajoutent "les malheurs de certains pays". C'est ce qui explique la dégradation de l'euro. Mais, dit-il, le rôle des marchés s'avère en définitive utile. "Qui aurait imaginé que l'Allemagne malgré toutes ses réticences, aurait été partie à un accord visant à fournir 750 milliards d'euros pour consolider (...) l'Europe face à la spéculation?" , demande-t-il. "Et on voit bien qu'il y a d'autres choses dans le pipe-line : au niveau de la régulation financière on met en place un dispositif", dit-il, tout en pointant qu'il faudra aller plus loin sur le plan fiscal : "On va devoir poser, comme l'a fait le commissaire Mario Monti dans son rapport sur le marché intérieur, la question de l'harmonisation de la fiscalité dans la zone euro. C'est indispensable !"
Avec l'alignement de plusieurs plans visant à rassembler de l'argent pour aider les pays en difficulté, Geert Noels ne pense pas que, pour autant, on soit sorti de la crise. "Ce qu'on a fait, c'est qu'on  a ramassé beaucoup d'argent pour apporter  une nouvelle couche de dette à la Grèce afin de lui permettre de financer ses charges d'intérêt. Je ne crois pas que cela apporte une solution au problème grec", lâche-t-il. Pour casser l'effet boule de neige sur les intérêts de la dette, il faut d'abord, dit-il, restructurer la dette, avant de faire jouer des plans de sauvetage.

Le pessimisme comme seul recours...

Restructurer la dette, ce serait par exemple "instaurer un moratoire sur les charges d'emprunt pendant 4 ou 5 ans, ce qui soulagerait immédiatement le déficit grec, et en même temps mettre en application les mesures du FMI. La combinaison des deux pourrait faire en sorte que la Grèce repasse dans une situation de surplus budgétaire en quelques années". Il ne cache pas que cela coûterait, mais surtout "aux investisseurs qui ont pris le risque direct : ça leur enlèverait leur revenu sans faire baisser la valeur de leur investissement. Pour le secteur bancaire, cela pourrait donc être absorbé".
Pour Geerts Noels, le plan de 750 milliards d'euros ne va pas donc pas changer grand-chose. Il regrette que les principes d'orthodoxie qui étaient à la base de l'euro et qui lui valaient une certaine confiance dans les banques centrales du reste du monde, aient été balayés en quelques semaines.
Finalement, les économistes sont-ils optimistes ou pessimistes quant à l'avenir de l'euro ? "Le pessimisme est l'ingrédient majeur du succès", répond Pierre Defraigne. "Il pousse les gens à oser des décisions courageuses et difficiles", conclut-il.
Thomas Nagant

Vers la grève générale ce samedi chez Carrefour

19.05.10 - 13:57

Huit heures de négociation mardi soir et direction et syndicats de Carrefour se sont quittés peu après minuit sans aucune avancée. Les syndicats Setca et CNE lancent un appel à la grève générale ce samedi.
Il est toujours question du plan de restructuration du groupe où 1500 emplois sont sur la sellette. La direction se refuse à parler d'échec ou d'impasse ce matin. "Chaque syndicat est venu avec une proposition reprenant pour partie le plan de la direction. La direction se félicite des avancées formulées par les organisations syndicales qui restent cependant encore trop éloignées des objectifs d'économies indispensables pour assurer durablement la pérennité des activités intégrées de Carrefour Belgium. Aussi, la direction a-t-elle formulé une nouvelle proposition comportant de nouvelles avancées. Les syndicats vont maintenant consulter leurs bases", réagit-elle par communiqué.
Mais les syndicats s'impatientent et une nouvelle grève nationale se dessine pour samedi. Myriam Delmée du Setca: "Le week-end passé, nous avons déjà, dans pas mal de magasins, eu des mouvements de grève spontanés. Nous avons dû retenir les gens et ça nous paraissait important, la semaine passée, de retenir les gens pour ne pas, alors qu'on avait une réunion cette semaine-ci, avoir un mouvement structuré de grève.
Mais évidemment dès lors qu'on est à la 5e journée de négociations et qu'il n'y a toujours pas de volonté de la direction d'avancer, il est bien évident qu'en tout état de cause, on favorisera un mouvement de grève d'ampleur et qui soit suivi partout dans le pays et de manière à ce que Carrefour comprenne, j'espère enfin, que les travailleurs doivent être écoutés, qu'ils ne peuvent pas avoir juste des notions financières pour décider du sort de l'entreprise ou pas."
Une grève nationale serait proposée pour samedi, veille du week-end de Pentecôte. "Il est clair qu'on ne restera pas inactif !"

M.S. avec Anina Meeus

mardi 4 mai 2010

"C'est peut-être la fin de l'euro", selon Joseph Stiglitz


04.05.10 - 18:26

 
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a prédit mardi la fin possible de l'euro si l'Europe ne parvient pas à régler ses "problèmes institutionnels fondamentaux", dans la foulée de la crise grecque.
Interrogé sur la radio BBC 4, Joseph Stiglitz a estimé que le plan d'aide UE-FMI, assorti d'un plan d'austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l'ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro : "Les conditions apparemment excessivement dures imposées à l'Espagne (a-t-il dit dans un lapsus) seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion", selon lui.
Les analystes signalent en général l'Espagne comme le prochain pays de la zone euro à pouvoir connaître les mêmes difficultés que la Grèce.
"Quand on aura vu à quel point il a été difficile à l'Europe d'adopter une position commune pour aider un des plus petits pays, on réalisera que si un pays un peu plus grand a des difficultés, il est probable que l'Europe aura encore plus de mal" à se mettre d'accord, a-t-il dit.
"Donc je pense que l'espoir que (cette aide) nuira aux pressions spéculatives est probablement infondé : ça peut marcher pendant quelque temps, mais à long terme, tant que les problèmes institutionnels fondamentaux seront là, les spéculateurs sauront qu'ils existent, et au fur et à mesure que les faiblesses de l'Europe s'aggraveront je pense qu'ils s'en donneront à coeur joie".

"C'est peut-être la fin de l'euro"

Comme on lui demandait si cela signifiait la fin de l'euro, Joseph Stiglitz a répondu: "C'est peut-être la fin de l'euro". Si l'Europe "ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l'avenir de l'euro sera peut-être très bref", a-t-il dit.
Joseph Stiglitz indique "être inquiet de certains aspects" du plan d'aide à la Grèce annoncé dimanche, et notamment "du degré d'austérité budgétaire" qu'il contient. "Si vous taillez excessivement dans les budgets, l'amélioration de la situation budgétaire sera bien moindre que ce qu'on aurait espéré, et c'est particulièrement vrai dans la mesure où d'autres pays d'Europe vont devoir faire des exercices similaires", selon lui.
Il a accusé le FMI d'avoir "des références franchement peu convaincantes" en matière d'exigences de redressement. "Les programmes du FMI, quand ils sont excessivement sévères, peuvent pousser un pays dans une spirale d'endettement", a-t-il prévenu.

L'Allemagne en faute

L'économiste a par ailleurs regretté l'attitude de l'Allemagne dans cette affaire : "J'aurais espéré de sa part un sens plus aigu de la solidarité envers la Grèce", a-t-il dit.
Il a estimé en général que l'Europe "n'avait pas le cadre budgétaire nécessaire pour faire de l'union monétaire un succès". "En l'absence d'un tel cadre on avait espéré voir une sorte de solidarité apparaître quand les circonstances l'exigeaient, malheureusement cela n'est pas arrivé", a-t-il déploré.
Il a rappelé qu'au moment de la fondation de l'euro, beaucoup d'économistes, déjà, avaient estimé "que ça irait tant que tout irait bien". "Mais en présence d'une crise comme celle-ci, ils n'ont pas les structures institutionnelles nécessaires pour la résoudre", a-t-il conclu.
Joseph Stiglitz a déjà appelé à plusieurs reprises à la création par l'Union européenne et la Banque centrale européenne d'un mécanisme de crise commun pour aider les membres les plus fragiles.
AFP

Mon commentaire :

je suis totalement d'accord avec l'analyse de  Joseph Stiglitz et c'est un peu ce que j'ai écrit il y a quelques jours sur la non harmonisation des pays composant l'Europe et de tous ses sons discordants qui affichent une incohérence flagrante et dangereuse...

lundi 3 mai 2010

le Jourdain agonise



03.05.10 - 06:50

 
Le Jourdain, le fleuve où Jésus fut baptisé d'après la tradition chrétienne, n'est plus qu'un filet d'eau pollué et pourrait disparaître dès l'an prochain si des mesures ne sont pas prises pour le sauver.
C'est ce qu'ont indiqué lundi des défenseurs de l'environnement.
Le célèbre fleuve "a été réduit à un simple ruisseau au sud du Lac de Tibériade, asséché par la surexploitation de ses eaux, dévasté par la pollution", met en garde l'association Amis de la terre/Proche-Orient (FoEME) dans un rapport devant être présenté lundi à Amman.
Selon elle, 98% de ses eaux ont été détournées par Israël, la Syrie -qui exploite son affluent le Yarmouk- et la Jordanie.
Le fleuve, qui dans le passé déversait 1,3 milliard de mètres cubes d'eau douce par an dans la mer Morte, n'en déverse plus que 20 à 30 millions, ce qui a pour effet d'abaisser chaque année d'un mètre le niveau de cette mer saline, par ailleurs point le plus bas du globe.
En outre, "les eaux restantes proviennent surtout d'égouts, d'étangs piscicoles ou sont saumâtres", s'alarme l'association, qui réunit des Israéliens, des Palestiniens et des Jordaniens.
"Sans une action concrète, il faut s'attendre à ce que le cours inférieur du Jourdain soit asséché à la fin 2011", s'alarme le rapport.
Les égouts s'y déversent
Au débouché du Lac de Tibériade, le grand réservoir d'eau d'Israël dont le niveau baisse lui aussi d'année en année, un barrage stoppe le flux du fleuve tandis que, un peu plus au sud, des égouts s'y déversent. En tout, quelque 340 000 riverains déversent leurs eaux usagées dans le fleuve.
"Voilà la source du cours inférieur du Jourdain" ironise le directeur de FoEME en Israël, Gideon Bromberg, en désignant les eaux malodorantes.
Quelques mètres plus loin, des sources d'eau salées captées dans le lac pour réduire sa salinité se déversent également dans ce qui reste du Jourdain.
Toujours plus au Sud, à 100 km à vol d'oiseau, près de l'embouchure de la mer Morte, une Russe orthodoxe venue en pèlerinage, robe blanche immaculée, s'immerge au lieu où, selon les orthodoxes, Jésus a été baptisé par St Jean Baptiste.
Malgré le niveau alarmant de pollution, ils sont des milliers de pèlerins à continuer chaque année à procéder à ce rituel, avec les risques sanitaires qu'il comporte.
Quelle solution?
Pour tenter de sauver le Jourdain, FoEME avance une seule solution : stopper le pompage intensif et déverser des grandes quantités d'eau douce dans le cours inférieur, Israël ayant une part plus importante à fournir compte tenu des quantités détournées par l'Etat hébreu, mais aussi de son avance technologique.
Le rapport juge qu'une meilleure gestion permettrait à Israël d'économiser chaque année 517 millions de m3 d'eau douce et à la Jordanie 305 millions, dont une partie pourrait être rendue au fleuve.
"Une nouvelle étude que nous avons commandée montre que la surexploitation des eaux a fait perdre au moins 50% de la biodiversité, dans la rivière et sur ses rives", note encore le directeur jordanien du projet Munqeth Mehyar.
En mai 2009, des défenseurs de l'environnement en Israël avaient appelé le pape Benoît XVI à intervenir pour la sauvegarde du Jourdain, pendant son voyage en Terre sainte.
Depuis, la situation a encore empiré.
AFP

"Super-Carla" bientôt au pays des super-héros



02.05.10 - 20:46
 
Les éditions américaines Bluewater Productions viennent d'annoncer la sortie d'un comic book consacré à la première dame de France Carla Bruni-Sarkozy. Si la bande dessinée est prévue pour cet été, la couverture est déja connue.

"Elle est devenue sans doute la plus célèbre première dame en France depuis Joséphine de Beauharnais, la première femme de Napoléon. Et elle est certainement la plus photographiée" explique le communiqué des éditions américaines Bluewater Productions.Cette BD dédiée à Carla Bruni devrait comporter 22 pages. Elle sera intégrée dans la la collection "Female Force" qui comporte déjà des ouvrages dédiés à la princesse Diana, à Michelle Obama ou encore Hillary Clinton et Sarah Palin.
Alors la première dame de France deviendra-t-elle la super-héroïne de demain? "Pas la peine non plus de s'emballer", lit-on sur le site ecrans.fr, "les productions de Bluewater n'étant pas spécialement réputées pour leur qualité, ni graphique, ni d'écriture. Bref, c'est souvent très laid et sans intérêt" ajoute le site.
Les lecteurs pourront se faire leur propre avis cet été puisque la BD devrait sortir au mois d'août.
En attendant, voici déja la couverture de la BD:



E. Watterman
Crédit photo : La couverture de la BD- capture d'écarn d'ecrans.fr

jeudi 29 avril 2010

“Prenez un petit Français”



Sarkozy raillé dans une pub


Rédaction en ligne
mardi 27 avril 2010, 17:23


La compagnie allemande de location de voitures Sixt, habituée des publicités impertinentes, invite dans sa dernière campagne à faire “comme Madame Bruni” et choisir un “petit (modèle) français”.


DR
“Faites comme Mme Bruni. Prenez un petit Français”, indique la publicité, sous une photo d'une petit véhicule Citroën, jouant sur le fait que le président Nicolas Sarkozy est plus petit que son épouse, l'ex-mannequin Carla Bruni.
“Il s'agit d'une publicité typique de Sixt, qui doit être comprise avec humour” et non pas au premier degré, a assuré à l'AFP un porte-parole de Sixt.
Le groupe “est connu pour des campagnes de publicité comportant des clins d'oeil et parfois un peu de provocation”, a-t-il rappelé.
Lancée le 19 avril en Allemagne et sur le site internet du loueur, la publicité faisant référence au couple présidentiel français vise avant tout un public de “voyageurs professionnels”, selon ce porte-parole.
Sixt s'est fait une spécialité des publicités irrévérencieuses en Allemagne, n'hésitant pas à réagir à l'actualité et à jouer avec l'image des dirigeants. Sur l'une de ses affiches, le groupe a par exemple recoiffé la chancelière Angela Merkel en punk.

En février 2008, le couple présidentiel français avait obtenu la condamnation de la compagnie aérienne irlandaise à bas-coûts Ryanair à 60.000 euros de dommages-intérêts pour avoir utilisé, sans leur autorisation, une photo d'eux dans une campagne.

(D'après Belga)

mercredi 14 avril 2010

Peugeot Citroën va fermer son site de Melun-Sénart d'ici 2012, 400 salariés concernés




14.04.10 - 00:10

 
PSA Peugeot Citroën va fermer d'ici 2012 son site de gestion de pièces détachées de Melun-Sénart (Seine-et-Marne) et employant près de 398 personnes, dans le cadre d'un plan de réorganisation de la logistique du groupe automobile.
L'annonce était prévue lors d'un comité central d'entreprise le 20 avril, mais suite à une révélation du magazine Challenges mardi, la direction a confirmé à l'AFP en début de soirée son projet de "gérer progressivement" cette fermeture par de la mobilité interne et des départs volontaires.
Un porte-parole du groupe a précisé que l'arrêt interviendrait "à l'horizon 2012".
Selon Philippe Portier, délégué CFDT central, interrogé par l'AFP, "il y avait déjà eu il y a quelques années 200 suppressions de postes sur ce site et on avait des inquiétudes depuis".
"Cette annonce n'est pas une surprise", a commenté un salarié du site de Melun-Sénart, situé sur la petite commune de Moissy-Cramayel, ajoutant : "Attendons le 20 avril pour décider des actions à mener".
D'après une autre source syndicale, c'est "la première fois qu'un site en activité est fermé par PSA en France".
Début 2010, un site de production de suspensions pour les Citroën C6 et C5 situé à Asnières (Hauts-de-Seine) a été fermé au terme d'une baisse continue de son volume d'activité.
Le constructeur automobile, qui s'était engagé à ne pas fermer d'usine en France et à ne pas licencier pendant cinq ans en contrepartie d'un prêt de 3 milliards d'euros de l'Etat, avait expliqué que le site d'Asnières était "un atelier, rattaché au site de Saint-Ouen", et non une usine.
Pour Melun-Sénart, "PSA va jouer sur les mots et mettre en avant le fait que ce n'est pas un site de production", estime Philippe Portier.
En novembre 2009, le président du directoire du groupe Philippe Varin avait déclaré qu'il n'y avait "aucun projet de plan de restructuration, ni de nouveau plan de départs chez PSA".
Interrogé sur le projet de fermeture de Melun-Sénart, une source syndicale a commenté à l'AFP: "On était habitué chez les donneurs d'ordre à des plans de départs volontaires, avec des effectifs fondant année après année. Là, ils enclenchent la vitesse supérieure".
Cette fermeture de site s'inscrit dans une baisse des effectifs globaux du groupe en France qui étaient de 104.000 salariés en 2009.
Elle intervient aussi alors qu'un plan de départs volontaires lancé en janvier 2009 et clos fin mars 2010 a concerné 5.700 personnes.
Pour 2010-2012, le groupe a aussi annoncé en novembre dernier la suppression de 6.000 nouveaux postes par le seul biais de départs naturels (retraites, démissions, etc.), accompagné d'un plan de gains de productivité de 20% pour avoir "des usines compétitives", selon le DRH du groupe Denis Martin.
Pour le site de Melun-Sénart, PSA prévoit d'avoir recours à la mobilité interne avec 170 reclassements par an. D'autre part, le plan de départs volontaires, arrêté le 31 mars au niveau du groupe, est prolongé pour Melun-Sénart.
PSA a ajouté que la réorganisation de la logistique se traduira aussi par des créations d'emplois: une centaine de postes à Vesoul et d'autres postes dans les magasins de proximité, dont le nombre n'est pas encore chiffré.
Le plan de réorganisation de la logistique prévoit d'une part de faire du site de Vesoul (Haute-Saône) le "centre de logistique mondial des pièces de rechange Peugeot et Citroën", et d'autre part de mettre en place un réseau de distribution des pièces avec "des magasins logistique de proximité à créer".
AFP

Mon commentaire :

silence radio sur les médias français ????

lundi 12 avril 2010

En bref - Sarkozy au plus bas

En bref - Sarkozy au plus bas

Agence Reuters   7 avril 2010  Europe
Paris — Nicolas Sarkozy atteint son plus bas niveau de confiance (33 %) depuis son élection en 2007 dans un sondage Ifop pour Paris Match diffusé hier. Le chef de l'État recule de trois points par rapport au mois de mars et de 10 points depuis le début de l'année.

Cette tendance est observée par la plupart des instituts de sondage depuis la défaite de la majorité aux élections régionales, le 21 mars. L'Ifop souligne que «jamais la proportion de Français exprimant leur défiance à l'égard du chef de l'État n'a été aussi élevée (67 % n'approuvent pas son action) et aussi intense (40% n'approuvent pas du tout son action). Si l'approbation en matière de politique étrangère est en hausse, les autres traits d'image présidentiels sont à la baisse.

lundi 15 mars 2010

Ce que pense la presse étrangère et les autres du 1 tour des régionales.

Régionales en France: victoire ternie du PS et réveil du FN


15.03.10 - 00:10
 
Le PS de Martine Aubry a remporté le premier tour d'élections régionales marquées par un taux d'abstention record et le regain de vitalité du Front National. L'UMP fait figure de grand perdant.
Premier constat : le niveau record d'abstention, une alerte rouge à toute la classe politique, et une gigantesque claque pour la démocratie, dit Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat UMP. Le taux d'abstention avoisine les 52%.
Un record qui traduit sans doute le peu de crédit qu'une part croissante de l'opinion accorde à la politique. Les gens ne croient plus que la politique puisse changer leur  vie, pensent des politologues. Le défi s'adresse donc ici à la gauche comme à la droite.

Une victoire de la gauche écornée par l'abstention
Cette forte abstention ternit la victoire de la gauche dont l'addition des voix dépasse pourtant les 50%. Le PS confirme son leadership sur son camp. Mais les Verts d'Europe-Ecologie atteignent un score tel qu'ils sont désormais la troisième force politique du pays.
La gauche a déjà commencé les négociations des alliances du second tour. Car les jeux ne sont pas faits. Les batailles dans chaque région s'annoncent serrées, comme en Alsace par exemple.

La droite sonnée, le Front National revigoré
Pour la droite, le score est historiquement bas. Non seulement, l'UMP passe ce premier tour derrière le PS mais on voit mal - sauf à mobiliser les abstentionnistes de droite - quelle réserve de voix lui permettrait de gagner au second tour.
En outre, autre camouflet pour le chef de l'Etat, le Front national que Nicolas Sarkozy croyait avoir atomisé, retrouve des couleurs. C'est aussi un échec inattendu du sarkozysme. Même si le Premier ministre François Fillon affirme qu'il n'y a pas de signification nationale au vote. "Plus d'un Français sur deux n'est pas allé voter. La faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin", a-t-il déclaré. "Rien n'est donc joué pour le second tour dans de nombreuses régions", a encore ajouté le chef du gouvernement.

Un message clair selon Martine Aubry
Du côté du PS, on n'a évidemment pas la même analyse. Ainsi, selon Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, "les Français ont envoyé un message clair et fort".
La maire de Lille croit ainsi voir dans le résultat de ce scrutin, un désaveu de la vision de la France incarnée, selon elle, par le sarkozysme: "Ils [les Français] ont aujourd'hui exprimé leur refus d'une France divisée, angoissée et affaiblie et ils ont surtout voulu exprimer leur souhait d'une France à la fois plus juste et plus forte."
Reste la deuxième mi temps: le second tour, d'une bataille dont on ne connaîtra l'issue que dimanche prochain.

Les derniers sondages confirment la première place du PS
Selon les dernières estimations de l'institut de sondage TNS-Sofres, l'UMP de Nicolas Sarkozy récolte 26,7% des voix et serait devancé par le Parti socialiste qui en récolte 30%.
Les Verts/Europe écologie seraient à 12,3%, le Front National à 12%, le Front de Gauche à 6,2%, le MoDem de François Bayrou à 4% et enfin le NPA d'Olivier Besancenot à 2%.
La "gauche parlementaire" récolte donc plus de 50% des voix comme précisé ci dessus. Le Front National, lui, fait bien mieux que ce que lui prédisait les sondages d'avant scrutin, lesquels le plaçaient en-dessous de la barre des 10%.

Istvan Felkaï et Julien Vlassenbroek




Publié le 14 mars 2010 à 14h56 | Mis à jour le 14 mars 2010 à 16h31

France: la droite de Sarkozy subit un revers cinglant


Deborah Pasmantier
Agence France-Presse
Paris
La droite du président français Nicolas Sarkozy a subi un revers cinglant dimanche au premier tour des élections régionales face à l'opposition socialiste et écologiste, en passe de remporter largement le scrutin au second tour dimanche prochain.
Le Parti socialiste a recueilli 29,1 à 30% des voix et le parti de la droite présidentielle UMP de 26,7% à 27,3%, selon les estimations des instituts de sondages TNS-Sofres et OpinionWay.
Au second tour dimanche prochain, le PS pourra compter sur les suffrages des écologistes (12,3 à 13,1% des suffrages) et de la gauche radicale (autour de 6%), face à une droite sans réserve de voix.
La gauche, qui depuis 2004 dirige 24 des 26 régions françaises (outre-mer compris) espère ainsi être en mesure de réaliser le «grand chelem» et de gagner dans les seules régions qui lui échappent encore - la Corse et l'Alsace -, moyen pour elle de regagner en crédibilité face à une droite victime de l'impopularité de Nicolas Sarkozy.
«Le Parti socialiste est le premier parti de France avec une gauche particulièrement forte dans toutes ses familles», s'est réjoui l'ancien premier secrétaire du PS, François Hollande.
Le parti d'extrême droite du Front national, dirigé par Jean-Marie Le Pen, a réalisé un score important, supérieur à 10% (11,2 à 12%).
L'abstention a été record à 52% lors du premier tour de ce scrutin au cours duquel 44,2 millions d'électeurs doivent élire les conseillers qui composeront les assemblées des régions françaises. Au premier tour des dernières régionales en 2004, elle avait été de 39,16%.
«La faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin. Contrairement aux pronostics, rien n'est joué pour le second tour», a estimé le Premier ministre François Fillon.
Il s'agit de la dernière élection intermédiaire avant la présidentielle de 2012.
Nicolas Sarkozy a répété que cette élection était régionale et qu'elle ne pouvait avoir de conséquences nationales, même si la présence de 20 ministres sur les listes de candidatures a accentué la dimension de test national de ce scrutin. Il a d'avance écarté cette semaine tout remaniement ministériel d'importance, sans pour autant exclure «quelques adaptations gouvernementales».
Mais le chef de l'Etat, qui enregistre près de 60% d'opinions négatives selon les derniers baromètres, a dit qu'il écouterait le message des électeurs.
Le président a dû ces derniers mois affronter la crise économique et ses conséquences sur l'emploi avec un taux de chômage de 10%, le plus haut depuis 10 ans. Il a aussi été critiqué pour sa gestion de plusieurs dossiers, comme celui du rapport de la société française à l'immigration, à l'occasion d'un débat sur l'identité nationale qu'il avait initié.
La victoire très large de la gauche qui se dessine pour le second tour de dimanche prochain devrait représenter un immense succès personnel pour la patronne du PS Martine Aubry, en quête de légitimité, pour s'imposer comme la meilleure candidate de son camp en 2012 face à sa rivale Ségolène Royal et au très populaire Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur du Fonds monétaire international (FMI).
Dans son fief du Poitou-Charentes (centre-ouest), Ségolène Royal, candidate malheureuse de la présidentielle de 2007 isolée au sein de son parti, est arrivée en tête.
Dans la région Provence-Côte d'Azur (sud-est), Jean-Marie Le Pen, 81 ans, qui livre son dernier combat électoral, a obtenu 20% selon TNS Sofres tandis que les listes de droite et du PS sont arrivées à égalité.
Le parti centriste du Mouvement démocrate (Modem) de François Bayrou, qui fut le troisième homme lors de la présidentielle de 2007, n'a obtenu que 3,4 à 4% des suffrages.





Parti de Nicolas Sarkozy humilié par la gauche aux élections régionales françaises

Les électeurs français marqué par la crise économique ont porté sur le président Nicolas  Sarkozy et sa direction du Parti conservateur un coup sévère en venant à   soutenir les candidats de gauche aux élections régionales.

 

 

 LE TEMPS

La demi-France a voté plutôt à gauche

«Vote sanction», «claque», «désaveu»: le premier tour des élections régionales marque un rejet de l’action du président de la République, estime lundi la presse française. Une presse très inquiète de la forte abstention et du retour du Front national.
Tout le monde a gagné, comme d’habitude en France? «Avec la rhétorique et le toupet de l’apparatchik, analyse Le Monde sans concession, Xavier Bertrand s’écrie sur le plateau de TF1: «On nous avait annoncé un vote sanction! Il est où, le vote sanction?» Avec 26,15% des suffrages, la majorité présidentielle est devancée de près de quatre points par le PS. Alors que se profile le scénario le plus noir pour la majorité, un grand chelem, dimanche 21 mars, pour la gauche, le secrétaire général de l’UMP ne se démonte pas. Ni vote sanction ni «catastrophe», encore moins «effondrement», M. Bertrand annonce un deuxième tour «très serré dans de nombreuses régions». La communication a été calée, dimanche, en fin d’après-midi, à la lecture des premiers sondages à l’Elysée. Elle tient en deux arguments: l’abstention relativise le scrutin et elle constitue un réservoir de voix pour la majorité.» Amen.
«Waterloo? Sedan? Azincourt? La Berezina? On hésite…» Quoi qu’il en soit, pour Libération, c’est plutôt la «débandade». Car «le sarkozysme en actes devait rendre aux citoyens une confiance dans l’action politique», et «l’abstention atteint un sommet»! «Le débat sur l’identité nationale devait asphyxier le Front national» et «celui-ci réalise un score inquiétant et, dans quelques régions, il remporte un gros succès». Et le quotidien de gauche d’énumérer: «Martine Aubry est en passe de réussir à rétablir le Parti socialiste dans sa position de premier opposant; l’écologie devient sans conteste la deuxième force de la gauche, confirmant sa percée des européennes; le Front de gauche s’installe dans le paysage. Personne ne comprendrait que ce triple succès soit soudain compromis par des considérations de boutique. De ce scrutin régional peut naître un espoir national. Laissez-le grandir.»
Quoique. L’abstention, «si elle accuse la droite, interpelle aussi la gauche», prévient L’Humanité: «Le chef de l’Etat voit se démentir sèchement ses vantardises où il s’attribuait le mérite d’avoir réconcilié le pays avec la politique, du fait de la bonne participation en 2007. Il est à craindre au contraire que le vendeur de mirages n’ait encore creusé le fossé entre les citoyens et le pouvoir. Que plus de la moitié des électeurs choisissent de ne pas se rendre aux urnes témoigne d’une véritable crise de confiance dans la démocratie.» Dans la foulée, joliment, La  Croix déplore aussi que les abstentionnistes soient «le plus grand parti de France». Pour la gauche, il y a donc maintenant un écueil: «le rééquilibrage des listes qu’imposera au PS la nouvelle avancée des écologistes ne se fera pas sans douleurs, cris et grincements de dents. Longtemps hégémoniques à gauche, les socialistes vont devoir apprendre le partage. Y sont-ils prêts?»


 LE JDD

C'est historique. Avec seulement 47,5% de votants, le premier tour des élections régionales, qui s'est déroulé dimanche, a battu le record d'abstention datant de 1998. En tête au niveau national, le PS (30%) a devancé l'attelage UMP-Nouveau centre (26,7%) et s'impose comme le vainqueur objectif de ce premier round. 
Elle est forcément au cœur de tous les débats de cette soirée électorale. Comme le redoutaient les analystes et l'ensemble des formations politiques, l'abstention s'est imposée comme l'élément marquant du premier tour des élections régionales. Dimanche, plus de 52% des électeurs ont en effet choisi de ne pas se déplacer jusqu'aux urnes. Un record qui efface largement celui de 1998, où seuls 57,97% des Français avaient exprimé leur voix. Principales victimes de cette défection au niveau national, les listes de la majorité UMP-Nouveau centre n'ont récolté, selon une première estimation TNS-Sofres, que 26,7% des suffrages, soit sept points de moins, en moyenne, qu'en 2004.
En tête à l'issue du premier tour face à une droite pourtant rassemblée, le Parti socialiste – qui contrôle 19 des 22 régions métropolitaines – a, en outre, largement dominé le jeu à gauche. Avec 30% des voix, le parti de la rue de Solferino a nettement devancé Europe Ecologie, crédité de 12,3% des voix. Derrière ce trio de tête, le Front national, qui s'était maintenu dans 16 régions en 2004 - privant la droite républicaine d'importantes réserves de voix – a, toujours au niveau national, engrangé aux alentours de 12% des voix. Suit, à l'autre bout de l'échiquier politique, le Front de gauche (alliance du PCF et du Parti de gauche), auteur de 6,2% des voix (le NPA d'Olivier Besancenot a empoché 2% des suffrages). Enfin, comme lors des précédentes consultations depuis les législatives de 2007, le scrutin régional a confirmé la mauvaise forme du Modem. Au niveau national, le parti de François Bayrou a récolté 4% des votes.

Aubry déterminée

"C'est un message clair et fort qu'ont envoyé les électeurs aujourd'hui (dimanche)", a déclaré, aux alentours de 20h30, Martine Aubry, qui s'exprimait du siège du Parti socialiste. Fière d'un score "historique" pour le principal parti d'opposition, - et pour la gauche en général, dont le total des voix dépasse les 50% - la maire de Lille a appelé les électeurs "à amplifier" le mouvement dimanche prochain, lors du second tour. "Rien n'est joué, mais tout est possible", a-t-elle ajouté, indiquant qu'elle allait engager "dès ce soir (dimanche)" des négociations avec les partenaires du PS. D'un ton déterminé, Martine Aubry a toutefois martelé qu'il revenait au Parti socialiste, "nettement en tête à gauche", de "devoir rassembler" ses partenaires autour de lui. Un message qui s'adresse directement aux responsables écologistes, distancés dimanche soir malgré un score honorable, dans un scénario bien différent de celui des élections européennes du printemps 2009.
A droite, et jouant, justement, sur de possibles tensions à gauche entre les deux tours, François Fillon a au contraire loué "l'unité" des partis de la majorité, ainsi que "la clarté" et "la transparence" des programmes UMP-Nouveau centre. Malgré une stratégie qui n'a pas fonctionné au premier tour – la droite a réalisé son score le plus bas depuis 1986 - , le Premier ministre, dont la moitié du gouvernement est engagée dans ce scrutin, a estimé que "tout reste ouvert". "Les électeurs ne sont la propriété d'aucun parti", a ajouté le locataire de Matignon.

Bayrou grave

"Les Français sont de retour", s'est de son côté félicité Marine Le Pen, auteur de 20% des voix dimanche, en Nord-Pas-de-Calais. "Les électeurs ont remis le FN dans le jeu", s'est-elle réjoui en référence aux mauvais scores enregistrés depuis l'élection présidentielle de 2007. Alors que son père est lui aussi crédité de 20% des suffrages en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), la vice-présidente du Front national a appelé les électeurs "à confirmer et à amplifier" dimanche prochain le vote du premier tour.
Balayé dans les urnes, le Modem de François Bayrou lui fait le deuil de ce second tour. Le visage grave, le leader centriste a qualifié ce dimanche de "jour inquiétant". "La France va mal, l'abstention a battu des records et l'extrême droite est de retour", a-t-il encore dit à la tribune. Alors que, sur le plateau de France 2, Corine Lepage a parlé de score "catastrophique", remettant même en cause la personne même de François Bayrou, ce dernier a voulu croire en des jours meilleurs. "Une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire", a-t-il philosophé, appelant les siens "à poursuivre le combat".
Toutes les informations, les résultats et les réactions à suivre sur leJDD.fr.

jeudi 11 mars 2010

France: débâcle en vue pour la droite aux élections régionales

Publié le 07 mars 2010 à 14h05 | Mis à jour le 07 mars 2010 à 14h09 

Agence France-Presse
Paris
Les élections régionales des 14 et 21 mars s'annoncent comme une débâcle pour la droite française, victime de l'impopularité du président Nicolas Sarkozy à mi-mandat, et comme une chance de relance pour la gauche en vue de la présidentielle de 2012.
La gauche, qui dirige depuis 2004 déjà 20 des 22 régions (seules lui échappent la Corse et l'Alsace) ainsi que les quatre outre-mer, paraît en mesure, au vu des sondages, de faire encore mieux et de réaliser le «grand chelem», objectif de la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry.
«Je continue à penser que nous pouvons gagner toutes les régions, pas pour nous-mêmes mais pour les Français», déclare-t-elle cette semaine à l'hebdomadaire Paris-Match.
Dans ce scrutin aux modalités complexes, la majorité présidentielle et l'opposition socialiste sont données au coude à coude au premier tour avec 30% des voix. Mais au deuxième tour, le PS pourra compter sur le renfort des écologistes (11 à 14%) et des électeurs de la gauche radicale.
Les candidats de la majorité sont handicapés par l'impopularité du président (près de 60% d'opinions négatives selon les derniers baromètres) qui accumule les revers, et a dû affronter de vives polémiques pendant l'automne, en particulier sur la candidature de son fils de 23 ans à la tête d'un grand quartier d'affaires.
Le gouvernement a aussi lancé un débat sur l'identité nationale et l'immigration qui s'est enlisé après avoir donné lieu à une série de dérapages racistes.
Ceci alors que les Français sont avant tout inquiets de la situation de l'emploi. Le taux de chômage a atteint 10%, son plus haut niveau depuis dix ans, et devrait continuer à augmenter alors que Nicolas Sarkozy prévoyait fin janvier une baisse dans «les semaines et mois qui viennent».
La campagne s'est de fait résumée dans les médias à une série d'attaques personnelles, comme en région parisienne où des élus de l'UMP (droite présidentielle) ont accusé à tort un candidat socialiste d'être un délinquant multirécidiviste. L'abstention devrait être importante, autour de 50%.
Dans ces élections de mi-mandat pour Nicolas Sarkozy, le nombre élevé de ministres candidats (vingt) témoigne de l'engagement personnel du président français. Ce scrutin, pour des régions de plus en plus puissantes mais encore bien loin du poids des Länder allemands, aura des conséquences nationales.
A droite, Nicolas Sarkozy risque de voir son autorité contestée et sera sous pression pour une initiative politique, comme un remaniement gouvernemental. Un changement profond paraît cependant exclu, la popularité du Premier ministre François Fillon le rendant quasiment incontournable.
A gauche, ce serait une première éclaircie après des années noires. «La gauche doit encore convaincre les Français qu'elle peut faire mieux que la droite au pouvoir et avoir un candidat capable de rivaliser avec Sarkozy», relativise Bruno Jeanbart, de l'institut de sondages OpinionWay.
Une France résolument socialiste aux régionales permettrait à Martine Aubry de crédibiliser une candidature en vue de primaires que le parti compte organiser en 2011 pour sélectionner son candidat pour la prochaine élection présidentielle.
L'enjeu est aussi important pour sa rivale Ségolène Royal, qui s'est isolée au sein du PS ces derniers mois. Candidate dans son fief du Poitou-Charentes (centre-ouest), une victoire éclatante dans cette région, qui lui avait servi de tremplin en 2004 pour sa candidature à la présidentielle, la relancerait.
Le candidat préféré des sondages reste cependant Dominique Strauss-Kahn, actuellement directeur du FMI. Il aurait conclu un «pacte» avec Martine Aubry pour que les deux ne se présentent pas l'un contre l'autre aux primaires.

De l'eau dans le gaz entre Carla et Nicolas?

Louis-Bernard Robitaille, collaboration spéciale
La Presse

La chanteuse serait en train de quitter le président pour le chanteur Benjamin Biolay, selon la rumeur. Mais le microcosme parisien est le royaume des rumeurs. On attend donc de voir pour y croire...
Il y a 10 jours, lors d'un dîner dans les beaux quartiers, on pouvait entendre la rumeur la plus fraîche de la semaine dans la bouche d'une dame bien introduite dans le monde de l'édition et de la politique: «Est-ce que vous savez que Carla Bruni est en train de quitter Sarkozy? C'est la raison pour laquelle il ne fait pas l'inauguration du Salon de l'agriculture: il va au cap Nègre, dans la maison de famille des Bruni-Tedeschi, pour tenter de la reconquérir...»
Chanteuse pop et ex-mannequin, la Franco-Italienne Carla Bruni a certes une réputation de longue date de versatilité amoureuse qui donnait de la vraisemblance à cette histoire, mais il arrive qu'on prête un peu trop aux riches.
Force est de constater aujourd'hui, à tout le moins, qu'il s'agissait d'une «vraie» rumeur, persistante de surcroît.
Plus exactement: l'histoire tourne en boucle sur la Toile et la blogosphère, et de grands quotidiens étrangers - notamment britanniques, belges ou suisses - en font état de manière détaillée. En France même, où, malgré l'explosion de la presse à scandales, les atteintes à la vie privée continuent d'être passibles de poursuites pénales, quelques médias officiels se sont avancés, mais en marchant sur des oeufs.
Allusion...
La chaîne d'info continue I-Télé s'était permis une allusion assez transparente, au lendemain de la cérémonie des Victoires de la musique, en faisant remarquer que Carla Bruni-Sarkozy avait été «la première» à féliciter le chanteur Benjamin Biolay pour ses deux prix majeurs.
De son côté, le site internet du Journal du dimanche a publié noir sur blanc la rumeur: oui, Carla aurait une liaison avec Benjamin Biolay et, de son côté, Nicolas serait tombé sous le charme de Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'écologie et ex-championne de karaté.
Mais la nouvelle a été retirée du site quelques heures plus tard, apparemment pour éviter de tomber sous le coup d'une accusation d'atteinte à la vie privée.
Depuis, les médias français observent un silence total sur la question. Même si leurs homologues suisses ou britanniques continuent d'entretenir le feuilleton sur «la rumeur».

Caricature de la presse algérienne.