C’est au bruit du tocsin que le soir du 5 juin 1944, Sainte-Mère-Eglise
entre dans l’Histoire. Une maison située derrière l’Église brûle, il
est 23h00. Les pompiers et la population essaient de maîtriser
l’incendie. Étant donné le couvre-feu, ils sont entourés de soldats
Allemands l’arme au poing. Bien que Sainte-Mère-Eglise fut une des zones de saut réservée à la 82e AB, les premiers parachutistes qui touchèrent le sol de la bourgade appartenaient à la 101e AB. Plusieurs sticks se retrouvèrent dans le bourg et les environs. Les « Screaming Eagles« , isolés et loin de leur DZ allaient cependant pour certains participer avec la 82e AB à la libération de la ville.
Comme ailleurs sur le Mur de l'Atlantique, c'est l'Organisation Todt qui
sera en charge de la construction de la batterie de Merville.
L'Organisation Todt (du nom de son créateur Fritz Todt, ingénieur en
travaux publics) fit appel à l'entreprise Rittmann pour conduire les
travaux. Cette entreprise disposait de bureaux à Houlgate. Comme
ailleurs, la main d'oeuvre locale et des travailleurs étrangers furent
mis à contribution.
La première casemate bétonnée à être coulée sera la numéro 1 autrement
dit celle de type H611, la plus importante des quatre. Suivront les
casemates numéro 2, 3 et 4 de type H669.
La casemate H611 nécessita 1400 m³ de béton contre 500 m³ pour les
autres. Elle aura également réclamé l'excavation d'environ 800 m³ de
terre et il faudra 70 tonnes de fers à béton pour l'armer.
Cette énorme casemate bétonnée sera recouverte de terre pour se fondre
dans l'environnement. Elle ressemblera à un vaste tertre.
Composition de la batterie de la Pointe du Hoc
A mi-distance entre Omaha Beach et Utah Beach, la Pointe du Hoc domine la mer de sa falaise verticale. Elle est couronnée par une batterie (partiellement sous abri bétonné mais encore en construction en juin 1944) installée par les Allemands : à six kilomètres à l'ouest d'Omaha, six obusiers de 155 mm de fabrication française (155 mm G.P.F. mle 1917) et datant de la Première Guerre mondiale sont installés sur un plateau qui se termine lui-même abruptement en falaises rocheuses de 25 à 30 mètres de haut. Les artilleurs appartiennent à la 2ème batterie de l'Heeres-Küsten-Artillerie 1260 commandés par l'Oberleutnant Frido Ebeling.
Le mot « Hoc » provient de « haugr » en Norois, la langue des Vikings, et qui signifie monticule. Ce toponymie est fréquent en langue normande et en particulier dans « Cap de la Hague » et « Saint-Vaast-La-Hougue ». Les Américains, en recopiant les cartes, ont réalisé une erreur de typographie qui a transformé « Hoc » en « Hoe » sur de très nombreuses cartes et rapports encore aujourd'hui accessibles.... Lire la suite ICI